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| Symbole | ![]() |
| Découvreur / Date de découverte | --- / --- |
| Rayon(équatorial) | 696 000 km (109,12 Terres) |
| Masse | 1,9891×1030 kg |
| Période de rotation (moyenne) | 27,28 jours |
| Période de révolution (galactique) | 2,26×108 années |
| Distance du centre de la Voie lactée | 2,50×1017 km |
| Vitesse orbitale | 217 km/s |
| Température moyenne (surface) | 5 800°K = 5526.85°C |
| Constituant principal | Hydrogène (73,46 %) |
Photojournal NASA
Son champ de gravitation assure la cohésion du système ; son centre de gravité coïncide pratiquement avec celui du système solaire, sa masse représentant 99 % de la masse totale. Il constitue le foyer commun à toutes les orbites décrites autour de lui par les autres constituants du système.
Nombreuses sont les religions
qui ont donné au Soleil une place unique. Pourtant, ce n'est
qu'une étoile tout à fait ordinaire, comme notre
Galaxie
en compte des dizaines de milliards. Il n'en est pas moins pour nous
d'une importance primordiale, comme source de lumière
nécessaire à la vie. Sa proximité nous
donne la possibilité d'observer en direct comment fonctionne
une étoile,
quelles sont sa structure, sa dynamique, son interaction avec le reste
du cosmos. Ses messages, qui nous viennent sous forme de rayonnements
électromagnétiques, de particules
électrisées, de neutrinos, etc., sont loin
d'avoir livré tous ses secrets.
Le Soleil est une masse sphéroïdale, légèrement aplatie, de plasma stellaire, d'un rayon équatorial de 696 000 km (109 fois le rayon de la Terre) et d'une masse de 1,989 · 1030 kg (333 442 fois celle de la Terre) - ce qui correspond à une densité moyenne de 1,41 g/cm3 (0,26 fois celle de la Terre) et à une accélération gravitationnelle, à la périphérie, de 274 m/s2 (27,9 fois celle de la Terre). Il est situé à une distance moyenne de la Terre de 149 600 000 km.
Situé dans un des bras spiraux de la Galaxie, le bras d'Orion, à environ 10 000 parsecs du centre galactique, le Soleil décrit autour de ce dernier un mouvement orbital à peu près circulaire, avec une vitesse de translation de l'ordre de 250 km/s ; sa période de révolution, l'année galactique, est d'environ 250 millions d'années.
En outre, le Soleil est animé d'un mouvement de rotation propre (dans le sens direct) autour d'un axe incliné de 7° 15´ par rapport à la normale à l'écliptique ; il s'agit d'une rotation différentielle, caractéristique des masses fluides, dont la durée sidérale est de 25 jours à l'équateur et de 30 jours aux pôles, la vitesse équatoriale étant de 2 km/s. Les durées synodiques sont de 27 jours à l'équateur et de 32 jours aux pôles.
À l'observation visuelle, le Soleil, qui du fait de sa proximité est l'astre le plus brillant pour un observateur terrestre, présente (par ciel clair) un disque éclatant, au bord bien net (assombri), sur lequel on peut distinguer des taches plus sombres et des formations actives ; son diamètre apparent est de 32´ 35” au périgée (au 1er janvier) et 31´ 31” à l'apogée (au 1er juillet). La technique d'observation du Soleil diffère notablement de celle des autres étoiles, du fait de l'intensité du flux lumineux reçu et par la possibilité d'obtenir des images étendues très détaillées. Dans le domaine optique, les observations spectrographiques ou photographiques peuvent être réalisées avec des instruments modestes (ouverture de 10 à 50 cm) ; on utilise cependant des instruments à haut pouvoir de résolution, mis au point pour l'astronomie solaire, tels que les grands spectrographes et les télescopes solaires (tour solaire, télescope horizontal), de construction fixe, à très longue focale (quelques dizaines de mètres), donnant un grossissement important. Ces instruments sont associés à des miroirs mobiles asservis à la position du Soleil, les cœlostats ; leur foyer peut être équipé de spectromètres, de radiomètres, de plaques photographiques, de capteurs CCD (Charge Couple Device, " procédé à couplage de charge "). Pour l'étude de la couronne solaire, invisible dans la pleine lumière du disque, on utilise des coronographes, lesquels sont équipés d'un dispositif d'occultation du disque.
Hors du domaine des rayonnements visibles, l'astronomie solaire a bénéficié des développements de la radioastronomie, le Soleil s'avérant être, en effet, une radiosource particulièrement intéressante, qui a justifié la mise au point de radio-interféromètres spéciaux, les radio héliographes. En outre, l'envoi d'observatoires spatiaux a rendu possibles les observations dans le domaine des rayonnements gamma, X, ultraviolet et infrarouge.
L'étude du Soleil
est importante parce qu'il s'agit de la seule étoile
observable dans de bonnes conditions, et qu'en sa qualité
d'étoile moyenne de la séquence principale, le
Soleil constitue un test de choix pour les modèles
stellaires théoriques ; son étude est
également capitale du fait des relations Terre-Soleil,
c'est-à-dire des interactions des rayonnements
électromagnétiques ou corpusculaires et du champ
magnétique solaires avec le milieu terrestre
(magnétosphère, atmosphère,
biosphère) ; elles peuvent agir sur
l'évolution du climat, les réactions chimiques ou
biochimiques, l'équilibre thermodynamique de la
planète, la propagation des ondes
radioélectriques. Enfin, en dehors de toute
considération astronomique, le Soleil joue un rôle
fondamental dans le développement de la vie sur Terre et
dans les activités humaines, comme source
d'énergie et comme source de lumière.

Le soleil est aujourd'hui à la moitié de sa vie, dans 5 milliards d'années il aura épuisé toute son énergie (il aura brûlé tout son hydrogène) et commencera à brûler de l'hélium, alors il deviendra rouge et gonflera jusqu'à atteindre 50 fois son diamètre actuel. Puis il s'effondrera sur lui-même pour former une naine blanche (de la taille de la terre) et s'éteindra peu à peu.

Comme tous les objets célestes inaccessibles à l'exploration, le Soleil est essentiellement étudié par l'analyse de son rayonnement électromagnétique, dont le spectre s'étend des fréquences métriques aux fréquences gamma, et qui est émis par les couches superficielles de l'astre. Son intensité globale (4 · 1023 kW, correspondant à une perte de masse de 5 · 109 kg/s) semble relativement constante sur des périodes de plusieurs années. Les variations de luminosité du Soleil sont de l'ordre de 4 ‰ au cours du cycle d'activité solaire de 11 ans qui a pu être mis en évidence. On pense qu'elles ont pu atteindre 4 % au cours de la période d'activité minimale du XVIIe siècle. L'influence de ces variations à long terme sur le climat terrestre n'est pas à exclure. La plus grande partie de l'énergie est rayonnée au voisinage du spectre visible, avec une décroissance rapide vers les fréquences extrêmes.
Les parties les plus importantes de ce spectre sont :


A l'intérieur on estime le température à plus de 14 millions de °C. Elle décroit ensuite jusqu'à la surface du Soleil (photosphère) , la température est de l'ordre de 6 000 °C. Le plus étonnant est le fait que la température augmente après la photosphère. Elle devrait décroitre suivant les lois de la thermodynamique. Or elle augmente. On pourrait l'expliquer par par le fait que la chromosphère et la couronne reçoivent de l'énergie sous forme magnétique et acoustique. Mais ce n'est qu'une hypothèse non vérifiée à ce jour...(source : fabf71n)
Sous le terme d'activité solaire, on désigne des phénomènes très divers qui se développent à partir des centres d'activité accompagnant la formation de zones de champ magnétique anormalement intense dans la région subphotosphérique. L'observation du nombre (oscillant entre un maximum et un minimum), de la position et de la polarité des centres actifs a permis de mettre en évidence un cycle solaire de 11 ans (ou de 22 ans, si l'on prend en considération le retour d'une même polarité). Les centres actifs sont probablement créés par des interactions magnétohydrodynamiques dans l'intérieur solaire, lesquelles provoquent l'émergence de tubes de flux magnétique intense dans la photosphère, dans une zone équatoriale. L'activité solaire prend de nombreuses formes, parmi lesquelles figurent les taches, les facules, les protubérances et les éruptions.
Les taches facilement observées, elles apparaissent comme des régions photosphériques à champ intense associé à une baisse de température, de rayonnement et de pression ; d'une dimension comprise entre 2 000 km (pores) et 100 000 km (grandes taches), elles comportent un ou plusieurs noyaux sombres entourés d'une pénombre grise ; elles se déplacent et se déforment lentement.
Les facules sont des zones brillantes observées, dans la chromosphère et la photosphère, autour des taches. Elles préludent à la naissance des taches et disparaissent avant elles.
Les protubérances sont des sortes de lames froides et denses qui s'élèvent dans la chromosphère et la couronne (à une hauteur de 30 000 à 100 000 km). On distingue principalement les protubérances quiescentes, évoluant lentement, et les protubérances éruptives, qui s'accompagnent d'une projection rapide de matière dans la couronne.
Les éruptions sont des perturbations explosives de la chromosphère et de la couronne, probablement provoquées par de brusques libérations d'énergie électromagnétique piégée (jusqu'à 1025 joules en quelques minutes), qui se trouve convertie en énergie cinétique, provoquant un échauffement transitoire considérable de l'atmosphère et l'accélération de particules chargées (jusqu'à 1 gigaélectronvolt). Elles s'accompagnent d'émissions transitoires intenses sur tout le spectre électromagnétique.
En dehors des interactions gravitationnelles et électromagnétiques, le Soleil agit sur les constituants du système solaire par l'intermédiaire d'un flux corpusculaire, le vent solaire, qui peut s'étendre dans une zone de 1010 km de rayon, l'héliosphère, que l'on définit comme la région où la pression du vent solaire l'emporte sur la pression du milieu interstellaire. Le vent solaire est formé par l'expansion du plasma de la couronne solaire, qui n'est pas en équilibre hydrostatique, à laquelle se superposent des flux de particules émises lors des éruptions. La vitesse d'éjection des particules (électrons, protons, noyaux d'hélium) augmente rapidement, pour atteindre, au voisinage de la Terre, des valeurs de l'ordre de 400 km/s. Ces particules constituent le rayonnement cosmique solaire, qui entraîne une partie du champ magnétique solaire, et interagit avec les milieux planétaires (magnétosphère, atmosphère).