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L’Union Astronomique Internationale a décidé à une large majorité (70% des 2 500 participants), lors de l'assemblée
générale réunie à Prague le jeudi 24 août 2006, que Pluton ne serait plus considérée comme une planète du Système Solaire.
Donc, à partir d'aujourd'hui, le Système Solaire ne compte plus que huit planètes.
Désormais, une planète est définie comme un objet :
Il faudra dorénavant classer les objets du Système Solaire en trois catégories :
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Approfondir avec WIKIPEDIA
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L'idée d'un système solaire, regroupant les différents corps célestes les plus liés physiquement à la Terre, et où le Soleil occupe une position centrale - système qui de fait, dans la hiérarchie de l'univers, constitue la structure locale dans laquelle évoluent les observateurs terrestres -, n'a été clairement dégagée qu'après des siècles d'observation et d'analyse. Pour y parvenir, il a fallu distinguer différentes sortes d'astres (en mouvement ou immobiles sur la sphère céleste, proches ou distants, lumineux par eux-mêmes, etc.), concevoir que la Terre était un astre parmi d'autres, comprendre les mouvements relatifs des corps célestes. Cette évolution s'est essentiellement traduite par le passage du géocentrisme (où la Terre est conçue comme le centre orbital du système) à l'héliocentrisme (où le Soleil est le centre orbital du système).
Durant une période qui va du VIe siècle av. J.-C. à la Renaissance, on assiste, malgré ses insuffisances, au triomphe du géocentrisme, dont le dernier grand théoricien sera Claude Ptolémée (vers 140), lequel développe la théorie des épicycles, dans laquelle les mouvements apparents observés sur la sphère céleste sont expliqués par un mouvement de chaque astre autour d'un centre orbital (géométrique) qui se compose avec un mouvement du centre orbital autour de la Terre. Bien que l'héliocentrisme ait été développé dès le IIIe siècle av. J.-C., par Aristarque de Samos, il faut attendre les travaux de Nicolas Copernic (1530) pour que cette conception commence à s'affirmer comme l'interprétation la plus cohérente et la plus efficace des observations les plus précises d'alors, et permette le développement de l'astronomie moderne.
L'adoption de l'héliocentrisme a non seulement bouleversé la conception philosophique du monde, puisqu'elle remettait en cause la place de la Terre, donc celle de l'homme, dans la nature, mais elle a également modifié les notions de système et de loi physiques, en les faisant sortir du domaine restreint de la physique terrestre. Et Johannes Kepler, en fondant la mécanique céleste, préparera l'édification de la physique universelle.

Une planète est un corps sphérique non significativement brillant par lui-même qui orbite autour d'une étoile. Elle est souvent entourée de satellites (dans le système solaire, seules Mercure et Vénus n'en possèdent pas). Si l'on interdit à cette orbite d'être également gouvernée par un autre potentiel gravitationnel que celui de l'étoile, on exclut un objet tel que Pluton de la liste des planètes, car il est sous l'influence gravitationnelle de Neptune, ce qui fait que son orbite est corrélée avec celle de Neptune. La masse d'une planète peut varier dans les limites d'environ 1020 à 3.1028 kg. Un corps trop peu massif est de forme irrégulière : astéroïde ou comète, son autogravitation ne parvient pas à lui donner une forme sphérique. En revanche, un corps trop massif va engendrer en son centre des pressions et températures suffisantes pour déclencher la réaction thermonucléaire de fusion du deutérium. Au-delà de 13 masses de Jupiter, on a alors affaire à un objet de très faible luminosité, pas tout à fait une étoile : une naine brune.
Un troisième critère, la présence ou non d'une atmosphère, pourrait intervenir pertinemment dans cette définition, ne serait-ce le fait que de nombreux satellites du système solaire (Titan, Io...) en présentent une. En fait, l'absence de limite précise entre gros astéroïde et petite planète ne permet pas une définition tranchée. La définition moderne du terme planète tendrait à ranger Pluton non plus parmi les planètes du système solaire mais parmi les objets de la ceinture de Kuiper ; cette dernière est une zone comprenant des objets de taille diverse, orbitant au-delà des planètes géantes.
Un corps tel que Cérès, le plus gros des objets de la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, aurait pu être considéré comme une planète : son orbite est en effet quasi circulaire, son inclinaison sur l'écliptique faible, son diamètre (1 025 km) vaut environ la moitié de celui de Pluton, son éclat apparent bien plus important (magnitude apparente de 7,5 contre 14,5). Mais Cérès ne présente pas d'atmosphère, et son orbite, au sein de la ceinture d'astéroïdes, est indirectement régie par celle de Jupiter.
Le spectre des planètes présente deux composantes bien distinctes. D'une part, la planète réfléchit la lumière de son étoile. Jusqu'au milieu du XXe siècle, seule cette lumière dans le spectre visible des planètes du système solaire fut étudiée : au spectre du corps noir du Soleil se superposent les signatures spectrales des éléments présents dans l'atmosphère planétaire ainsi que celles de la surface (si l'objet en présente une). En outre, toute planète possède un rayonnement infrarouge propre lié à sa température effective. Cette température dépend de l'éloignement à l'étoile, mais aussi de la présence ou non d'un effet de serre. L'énergie de cette composante infrarouge résulte de l'absorption du rayonnement visible solaire par l'atmosphère, ainsi que d'une éventuelle source d'énergie interne : radioactivité, énergie des effets de marée, énergie gravitationnelle de contraction...
Les planètes possédant un champ magnétiqueprésentent de plus un spectre d'émissions radio lié à l'activité magnétosphérique.

Ainsi dénommées pour leur ressemblance avec la Terre, les planètes telluriques ont une densité élevée car elles sont essentiellement composées de fer et de roches (à base des éléments silicium, magnésium, aluminium).
À part Mercure, trop chaude et trop peu massive, elles présentent également une atmosphère plus ou moins développée, dont la composition résulte de l'histoire de la planète depuis sa formation. Sur la Terre, le carbone de l'atmosphère originelle a été fixé dans la croûte, ce qui a provoqué la diminution du dioxyde de carbone et a permis l'apparition de l'oxygène dans l'atmosphère, qui a suivi celle des premiers organismes vivants. Aujourd'hui, l'azote est le constituant dominant sur Terre, et le dioxyde de carbone minoritaire, alors que ce dernier est resté prépondérant sur Mars et Vénus. Sur Vénus, un effet de serre important a conduit à une atmosphère très épaisse. Sur Mars, des températures plus froides accompagnent une atmosphère ténue.

Jupiter - Saturne - Uranus - Neptune
Ces planètes dont les masses s'étagent entre 15 et 318 masses terrestres, n'ont pas de surface solide, mais une atmosphère surdéveloppée principalement composée d'hydrogène et d'hélium. Dans le cas de Jupiter et de Saturne, cette atmosphère représente plus de 90 % de la masse totale, mais moins du quart pour Uranus et Neptune. Dans les couches profondes de Jupiter et de Saturne, où la pression dépasse 1 million de fois la pression atmosphérique de la Terre, l'hydrogène apparaît sous forme fluide et métallique (phase plasma, où les électrons ne sont plus liés au noyau - un proton - de l'atome d'hydrogène).
Six fois moins massif que la Lune, l'objet Pluton est décidément à part : sa faible densité, de l'ordre de 2, s'apparente à
celle des satellites glacés des planètes géantes.
Historiquement, Pluton est la neuvième et dernière planète du système solaire, découverte par hasard en 1930. Mais,
l'Union Astronomique Internationale a décidé le jeudi 24 août 2006, à une forte majorité, que Pluton ne serait plus une planète.
Cette différenciation entre planètes telluriques et géantes résulte des origines du système solaire. Les planètes telluriques se sont constituées dans un milieu plus chaud, où seuls les éléments les moins volatils, que l'on retrouve dans leur structure interne, pouvaient se condenser. Trop proches du Soleil, leurs orbites balayaient une région réduite du système solaire. Contrairement aux planètes géantes, elles n'ont jamais atteint une masse suffisante pour que puisse se constituer une atmosphère d'hydrogène et d'hélium.
Les années 1990 ont vu les premières détections de planètes hors du système solaire. La présence de planètes telluriques a été reconnue autour de pulsars, et
celle de planètes géantes autour d'étoiles de type solaire. Comme les distances interstellaires sont trop grandes par rapport aux distances interplanétaires, et le contraste entre les flux
trop important, il est impossible de voir directement ces planètes. C'est, en fait, la perturbation gravitationnelle exercée par la planète sur l'étoile qui permet de révéler
sa présence. Au mouvement orbital de la planète correspond un contre-mouvement de l'étoile, chacune orbitant autour du barycentre du système. Ce mouvement de l'étoile
est analysé soit par le décalage Doppler des raies du spectre stellaire, soit par la modulation de l'émission radio du pulsar. Plus la masse planétaire est
élevée, plus la détection est aisée. C'est pourquoi un biais observationnel a conduit à la détection de grosses planètes (plusieurs masses joviennes) proches de leur
étoile (jusqu'à 0,05 unité astronomique
). La
poursuite des campagnes d'observation s'avère nécessaire pour fournir une vue complète de la question.
L'étude du système solaire présente un intérêt considérable pour l'astronomie et pour l'astrophysique, car, alors que l'on commence à observer des planètes extrasolaires, il s'agit du seul système planétaire connu et, par surcroît, accessible à l'exploration directe, permettant de recueillir des matériaux formés il y a plusieurs milliards d'années ; le système solaire constitue donc un banc d'essai incomparable pour diverses théories concernant l'évolution ou la structure dynamique de la matière stellaire. Par ailleurs, l'étude des autres planètes est fondamentale pour la connaissance de la Terre, y compris pour la compréhension de la formation et du développement de la matière vivante. Cet intérêt est à l'origine de l'envoi de plus de cinquante sondes spatiales, dont les trajectoires ont été programmées pour réaliser des rendez-vous avec différents objets (planètes, satellites) - sous la forme de survols, de mises en orbite ou d'atterrissages.
Le système solaire est formé d'un astre, le soleil, autour duquel gravitent des planètes des astéroïdes et des comètes.
Les planètes sont des astres éteints. Au nombre de 8 (Pluton n'étant plus une planète depuis le 24 août 2006), certaines possèdent leur(s) propre(s) satellite(s).
Malgré les possibilités d'observation directe de l'état physique et de la composition chimique du système solaire, les mécanismes de sa formation n'ont pu encore être réellement élucidés. D'une part, il s'agit de déterminer si le Soleil et son cortège planétaire se sont formés simultanément (ou non) à partir de la nébuleuse primitive. D'autre part, il s'agit de déterminer les mécanismes de condensation qui ont abouti à la différenciation actuelle des constituants du système.
De la nébuleuse primitive aux protoplanètes
L'état actuel des connaissances ne permet que d'esquisser des schémas évolutifs plausibles, parmi lesquels figure le suivant, qui s'inscrit dans un schéma d'évolution stellaire classique.
Tout d'abord, un nuage de matière interstellaire atteint un état critique (perturbation ou mécanisme régulier) où s'amorce sa contraction. Ce nuage, tournant sur lui-même, possédant un champ magnétique interne, contenant des masses de plasma, est le siège d'interactions entre forces gravitationnelles, centrifuges, thermiques et magnétiques ; il se contracte en s'échauffant, en accélérant sa rotation, et s'aplatit en un disque nébulaire. Autour du centre de gravité se développe une condensation protostellaire massive, qui attire à elle la plus grande partie (99 %) de la matière du nuage (essentiellement de l'hydrogène et de l'hélium). Le disque nébulaire, quant à lui, se refroidit, s'amincit et se rétrécit, en prenant une structure annulaire où apparaît une condensation équatoriale de corpuscules plus denses (poussières, cristaux, glaces, corps rocheux, etc.), animés de mouvements chaotiques sur des orbites très variées.
Dans cet anneau protoplanétaire, on voit apparaître de petites condensations, les planétésimaux, qui croissent par accrétion et transforment un certain nombre de zones annulaires en masses sphéroïdales, les protoplanètes. Ces dernières évoluent en se contractant ; leur composition et leur taille dépendent de la température locale, donc de la distance à la protoétoile :
La phase d'accrétion des planètes telluriques a duré moins de 100 millions d'années ; les sphéroïdes ainsi formés ont été soumis, pendant plusieurs centaines de millions d'années, à un bombardement météoritique et à un vent solaire très intenses, qui ont marqué la composition des couches externes, puis ils ont évolué plus lentement par leur activité interne.
Durant la phase de formation des planètes, la condensation protostellaire est le siège d'une évolution beaucoup plus violente, qui donnera naissance au Soleil.
Le protosoleil est une masse instable où règne la convection turbulente ; sa température croît rapidement, et il se met à rayonner dans le spectre visible, avec un éclat qui sera multiplié par 100 en quelques dizaines d'années. Lorsque son rayon atteint 60 fois la taille (R) qu'on lui connaît à présent, il devient une étoile jeune de type T-Tauri, 1 000 fois plus brillante qu'actuellement. Le Soleil jeune continue à se contracter rapidement (en 500 ans, son rayon passe de 60 R à 30 R), avec des phases explosives qui peuvent s'accompagner d'une émission de flux intenses de particules. L'accélération de sa rotation ne peut être freinée que par un renforcement du couplage magnétique au disque nébulaire, auquel il transfère ainsi son énergie rotatoire (perte de moment angulaire). La contraction s'achève après 60 millions d'années (à peu près en même temps que l'accrétion des planètes telluriques), lorsque la température interne devient suffisante pour amorcer les réactions thermonucléaires (cycle proton-proton) dans le noyau solaire. Le Soleil devient alors l'étoile de séquence principale que nous connaissons ; en quelques centaines de millions d'années, sa vitesse de rotation va décroître jusqu'à la valeur actuelle, du fait de la perte de masse que représente le vent solaire.
Le système solaire s'est formé à partir d'une nébuleuse primitive issue de l'explosion d'étoiles plus anciennes :
Super Nova. Dans la nébuleuse primitive, on trouve déjà tous les éléments qui composent actuellement notre système solaire actuel. Les
principaux d'entre-eux sont le carbone, l'azote, l'oxygène et divers minéraux. Mais il y a surtout de l'hydrogène et de l'hélium qui sont les deux composantes nécessaires à la création
d'une étoile, ici, le Soleil.
Cette nébuleuse est en fait formée de nuages de poussières, qui sous l'effet de la gravitation, commencent à se concentrer autour d'un centre et à former un disque.
Cette spirale se formant ainsi autour du centre de la nébuleuse, prouve que ce centre attire une quantité toujours plus importante de
matières. Ce rassemblement très dense se caractérise par la rencontre extrêmement violente entre la matière, créant ainsi de l'énergie partiellement dissipée sous forme de
chaleur. Comme la masse de ce nouvel astre augmente, son attraction fait de même. Il en résulte que le phénomène précédemment expliqué s'amplifie de plus en plus jusqu'à
former une boule de feu énorme : c'est la formation du proto-soleil.
Puisque le disque qui entoure le proto-soleil s'échauffe dès le moment de sa naissance, dont la taille peut atteindre les 200 UA (unité astronomique), celui-ci commence à se solidifier, les atomes se collent les uns aux autres pour former des grains de matière. A ce moment, se met en place le phénomène d'accrétion.

A cette période, le système solaire est pratiquement terminé. En effet, le proto-soleil est devenu soleil à part entière puisqu'il a atteint la température qui lui permet de mettre en place son mécanisme nucléaire. Les planètes sur leur orbite attirent les derniers planétoïdes ou poussières et les plus éloignées du soleil captent les gaz les plus légers tels que l'hydrogène H ou l'hélium He et deviennent des planètes gazeuses (dans cette catégorie on retrouve Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune). Au contraire, les plus proches du soleil ont plus de difficultés à garder leur atmosphère car le soleil attire les éléments légers. Elles ont alors un noyau dur et peu ou pas d'atmosphère: ce sont les planètes telluriques (Mercure, Vénus, Terre, Mars).
Enfin, il reste le cas de Pluton
qui est probablement un ancien satellite de Neptune (rappel : Pluton n'est plus une planète depuis le 24 août 2006).
Par ailleurs, on remarque que le nombre de satellites naturels que possède chaque planète varie avec la distance au soleil. Ainsi, plus la
planète est loin du soleil et de son attraction, plus elle a de chance de posséder de satellites. De ce fait, on remarque que Vénus n'a aucun satellite, la Terre n'en a qu'un seul
(la Lune), Mars en a deux et a l'opposé, Jupiter en possède 63.
C'est ainsi qu'est apparu notre système solaire actuel.

