Systeme solaire
Pluton

Les planètes naines






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Pluton
Symbole Symbole Pluton
Découvreur / Date de découverte C. W. Tombaugh 18 février 1930
Rayon(équatorial) 1 150 km (0.18 Terre)
Masse 1,314 ± 0,018×1022 kg
Période de rotation (jour sidéral) - 6,387 jours (sens rétrograde)
Période de révolution 90 613,31 jours ( 248 ans 31 jours)
Aphélie 7 375 927 931 km (49,31 ua)
Périhélie 4 436 824 613 km (29,66 ua)
Température moyenne (surface) 44°K = - 229°C
Satellites connus 4 : Charon - Hydra - Nix - P4

Approfondir avec WIKIPEDIA  wikipedia                Photojournal NASA NASA

Pluton n'est plus une planète



Historiquement, Pluton est la neuvième et dernière planète du système solaire, découverte par hasard en 1930.

Mais, l’Union Astronomique Internationale a décidé le jeudi 24 août 2006, que Pluton ne serait plus considérée comme une planète du Système Solaire.

Le suspense aura duré jusqu'au bout, mais le sort de Pluton est désormais scellé. Le comité d'experts mandaté par l'Union astronomique internationale avait proposé de conserver son statut et d'enrichir par la même occasion notre Système Solaire de trois nouvelles planètes - Charon, Cérès et Xena – mais l'assemblée générale réunie à Prague en a décidé autrement. A partir d'aujourd'hui, le Système Solaire ne compte plus que huit planètes. Au revoir Pluton !

Désormais, Pluton n'est plus considérée comme une planète du Système Solaire

Huit ou douze planètes ?

On a cru un instant que notre Système Solaire allait compter trois planètes supplémentaires. En effet, le comité d'experts présidé par l'astronome Owen Gingerich (université de Harvard) avait proposé une nouvelle définition du mot planète faisant la part belle à la gravité… et à Pluton. Selon eux, pour faire partie du cercle très fermé des planètes, un objet céleste devait être en orbite autour d'une étoile, sans toutefois être une étoile, et être suffisamment massif pour que l'effet de sa propre gravité lui confère une enveloppe sphérique. Soumise au vote de la 26ème assemblée générale de l'Union astronomique internationale, cette définition devait voir la confirmation du statut de Pluton et l'intronisation de Charon, Cérès et Xena (2003 UB313).

Pluton rétrogradé

Hélas pour Pluton, la proposition du comité a été rejetée par 70% des 2.500 participants et amendée. A l'heure du vote de cet après-midi, quatre résolutions étaient présentes. La résolution 5A définissait une planète comme un objet :

    * En orbite autour d'une étoile, sans toutefois être une étoile ;
    * Suffisamment massif pour que l'effet de sa propre gravité lui confère une enveloppe sphérique ;
    * Dominant son environnement et ayant « dégagé le voisinage autour de son orbite » - ce qui n'est pas le cas de Pluton.

La résolution 6A définissait d'autre part les notions de "planètes classiques", de "planètes naines" (les objets correspondant aux deux premiers critères mais non au troisième, et n'étant pas des satellites), et de "petits corps du Système Solaire" (pour les objets ne rentrant pas dans les deux premières catégories).

A l'issue d'un vote à mains levées, la définition de la résolution 5A a été adoptée, ainsi que la résolution 6A. Pluton ne correspondant pas à ses critères, elle a été rétrogradée au statut de planète naine.

Notre Système Solaire ne compte donc plus que huit planètes : Mercure, Venus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Après les avoir occupés pendant des dizaines d'années, Pluton va donc disparaître de nos manuels scolaires...

Il faudra désormais également classer les objets du Système Solaire en trois catégories : les planètes, les planètes naines et les petits corps du Système Solaire. Les premiers inscrits de la classe "planètes naines" étant Pluton, Cérès et 2003 UB313 (Xena).


Nouveau et quatrième satellite naturel

Découvert par le télescope spatial Hubble le 20 juillet 2011, le quatrième satellite naturel de pluton est désigné provisoirement : S/2011 (134340) 1 (également nommé S/2011 P 1 ou simplement P4)
Il mesurerait entre 14 et 40 km de diamètre, ce qui en ferait le plus petit satellite naturel connu de Pluton.


Le demi-grand axe de l'orbite de Pluton vaut 39,5 unités astronomiques, soit presque 6 milliards de kilomètres, ou encore 5 h 30 à la vitesse de la lumière. Cette orbite se distingue par sa résonance avec celle de Neptune (Pluton décrit deux fois son orbite pendant que Neptune en décrit trois). Elle est parcourue en 247,9 ans, soit exactement une fois et demie la période sidérale de Neptune. De plus, elle présente les plus fortes valeurs d'ellipticité (excentricité de 0,246) et d'inclinaison sur l'écliptique (17°2) parmi les orbites planétaires. Toutes ces particularités, auxquelles on peut ajouter la faible masse du système (de l'ordre seulement du sixième de la masse de la Lune), conduisent à remettre en cause son statut de planète. 

Pluton serait le plus gros représentant connu de la ceinture de Kuiper, zone orbitant au-delà des planètes géantes et comprenant des objets de taille diverse, mise en évidence dans les années 1990. 

Plusieurs des paramètres physiques de Pluton restent mal connus, car, contrairement aux huit autres planètes, aucune sonde spatiale n'a survolé cet objet. En fait, la résonance de Pluton avec Neptune a empêché la sonde interplanétaire Voyager 2 de terminer son grand tour via Pluton. 

Si, grâce à la troisième loi de Kepler, la masse du système double Pluton-Charon est précisément déterminée, celle de Pluton reste floue, de l'ordre de 1,3x1022 kg, pour un rayon de 1 170 ± 12 km. 

La température agrave; la surface de Pluton est estimée à 44 K (- 229 °C). Dans de telles conditions, la plupart des éléments apparaissent à l'état condensé. L'atmosphère, probablement un mélange d'azote, de méthane et de monoxyde de carbone, ne peut être qu'extrêmement ténue, avec une pression de surface de l'ordre du microbar (c'est-à-dire un millionième de la pression à la surface de la Terre). Il se pourrait que cette atmosphère n'existe que lorsque Pluton est au voisinage de son périhélie, comme entre 1979 et 1999, Pluton étant alors moins distante du Soleil que Neptune. La composition de la structure interne de Pluton demeure inconnue. Sa densité moyenne, de l'ordre de 2, suggère un mélange de roches et de glaces d'eau dans un rapport de 1 à 4. Les images du télescope spatial Hubble révèlent que Pluton présente de très fortes variations d'albédo, reflétant peut-être le contraste entre des surfaces réfléchissantes de glaces d'azote et d'autres très sombres de matériaux organiques.

Le couple Pluton-Charon

Pluton-Charon forme un couple très serré : la distance moyenne entre les deux objets est de seulement 19 640 km, soit moins de 17 rayons plutoniens. La masse de Charon représente entre 0,08 et 0,16 fois celle de Pluton ; son rayon est estimé entre 590 et 630 km. Fait unique dans le système solaire, les deux composantes sont en rotation synchrone, et présentent donc en permanence la même face. L'orbite du couple est très inclinée sur l'écliptique.

Hydra et Nix

Pluton possède deux autres satellites, qui furent photographiés le 15 mai 2005 lors d'une campagne d'observation du télescope spatial Hubble, temporairement nommés S/2005 P 1 et S/2005 P 2 puis baptisés Hydra et Nix. Ils ont été repérés par une équipe du Southwest Research Institute sur des clichés pris pour préparer la nouvelle mission d'exploration lointaine du système solaire, New Horizons. Leur existence fut confirmée par l'examen de photographies prises par le télescope spatial Hubble et datant du 14 juin 2002.

D'après les premières observations, le demi-grand axe de l'orbite de Nix mesure 49 000 km et celui de l'orbite d'Hydra 65 000 km. Les deux satellites semblent orbiter dans le sens prograde dans le même plan que Charon et sont deux et trois fois plus éloignés que celui-ci, avec une résonance orbitale proche de (mais pas égale à) 4:1 et 6:1.

Les observations se poursuivent pour déterminer les caractéristiques des deux astres. Hydra est parfois plus brillant que Nix, soit parce qu'il est plus grand, soit parce que la luminosité de sa surface varie suivant les zones. Le spectre des satellites est similaire à celui de Charon, ce qui suggère un albédo similaire d'environ 0,35 ; dans ce cas, le diamètre de Nix est estimé à 46 km et celui d'Hydra à 61 km. Une limite supérieure peut être déterminée en supposant un albédo de 0,04 similaire aux objets les plus sombres de la ceinture de Kuiper : 137 ± 11 km pour Nix et 167 ± 10 km pour Hydra. Dans ce cas, la masse des satellites serait 0,3 % de celle de Charon (0,03 % de la masse de Pluton).