Systeme solaire
Project 3

KEPLER Johannes

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Astronome, mathématicien et physicien allemand (Weil, Wurtemberg, 1571 - Ratisbonne 1630)

 
De 1587 à 1591, Kepler étudie les mathématiques et l'astronomie à l'université de Tübingen avec Michael Maestlin, disciple de Nicolas Copernic, qui lui fait partager ses idées. Envisageant de devenir pasteur (luthérien), il commence à étudier la théologie en 1594, mais on lui propose bientôt un poste de professeur de mathématiques à Graz (Autriche), qu'il accepte. En 1600, il rejoint à l'observatoire de Prague Tycho Brahe, peu avant la mort de ce dernier ; il lui succédera comme astronome de l'empereur Rodolphe II.

Le précurseur de la mécanique céleste

L'œuvre de Kepler concerne essentiellement l'astronomie, et plus précisément la mécanique céleste, dont il est l'un des précurseurs. D'un esprit romantique et mystique, il fait preuve d'une imagination fertile, construisant une foule de théories extravagantes, mais il apparaît également comme un théoricien scrupuleux, donnant la primauté aux faits d'observation, et comme un calculateur remarquable. Dans un premier ouvrage (Prodomus dissertationum cosmographicarum, 1596), où il tente d'établir des relations d'harmonie entre les orbites planétaires et les figures géométriques, il défend le système de Copernic en rectifiant certaines erreurs (il précise notamment la position du Soleil comme point commun aux plans orbitaux distincts des planètes). Développant ses conceptions géométriques, il tente de les démontrer en s'appuyant sur les observations astrométriques de Tycho Brahe, excellentes pour l'époque. L'analyse des positions de Mars amène Kepler à conclure que les orbites planétaires sont des ellipses et à énoncer les deux premières lois orbitales (trajectoire elliptique dont le foyer est le Soleil, loi des aires), découvertes vers 1604 et publiées en 1609 dans son Astronomia nova ; il trouve la troisième loi (rapport constant entre la durée des révolutions et la distance moyenne au Soleil) vers 1618. Il poursuit la rédaction des Tables rudolphines (commencées par Tycho Brahe), qui sont les premières éphémérides planétaires, où il prédit les passages de Mercure et de Vénus devant le Soleil. De 1618 à 1621, il rédige l'Epitome astronomiae copernicanae, où il expose sa conception de l'astronomie scientifique.

L'observation astronomique l'entraîne à étudier la réfraction de la lumière et à définir le principe de la lunette astronomique utilisant deux lentilles convexes.

En mathématiques, Kepler établit des méthodes précises pour le calcul des volumes.