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| Symbole | ![]() |
| Découvreur / Date de découverte | Inconnu / Antiquité |
| Rayon(équatorial) | 71 492 km (11,21 Terres) |
| Masse | 1,8986×1027 kg (317,80 Terres) |
| Période de rotation (jour sidéral) | 0,41351 jour (~ 9 h 55 min) |
| Période de révolution | 4 335,3545 jours (11,862 ans) |
| Aphélie | 816 620 000 km (5,46 ua) |
| Périhélie | 740 520 000 km (4,95 ua) |
| Température moyenne (surface) | 152°K = - 121°C |
| Satellites connus | 63 |
Photojournal NASA
Sa masse, 1,9x1027 kg (c'est-à-dire un millième de la masse du Soleil ou 318 fois celle de la Terre), représente 70 % de la masse totale du cortège planétaire. Dans l'ordre d'éloignement croissant par rapport au Soleil, cette planète vient au 5e rang, après les 4 planètes telluriques (Mercure, Vénus, la Terre, Mars).
Le rayon planétaire, défini au niveau de pression de 1 atm (environ 100 000 pascals), est de 71 400 km. À cause de la rotation rapide (le noyau planétaire tourne sur lui-même en 9 h 55 min), le rayon polaire est de 6,5 % inférieur au rayon équatorial. Le champ gravitationnel est 2,5 fois plus intense que sur Terre. L'orbite de Jupiter est quasi circulaire (excentricité de 0,047), de rayon égal à 5,2 unités astronomiques (soit 5,2 fois le demi-grand axe de l'orbite terrestre), parcourue en 11 ans et 314 jours, très peu inclinée sur l'écliptique.

Jupiter a une immense atmosphère, principalement constituée d'hydrogène et d'hélium. Seule une petite région centrale, d'un rayon approximativement égal au dixième du rayon total, est constituée d'éléments plus denses.
Parler de surface planétaire est donc un abus de langage, d'autant plus que l'aspect de la planète dépend de façon essentielle de la longueur d'onde d'observation. Les couches accessibles à l'observation peuvent être divisées en plusieurs niveaux : par altitude croissante, on rencontre dans la troposphère, où la température décroît avec l'altitude, les nuages d'eau, d'hydrogénosulfure d'ammonium et d'ammoniac, entre les niveaux de pression 3 et 0,3 bar. La température est minimale à la tropopause (120 K, pour environ 0,1 bar), puis réaugmente dans la stratosphère.
Les observations spectroscopiques à haute résolution menées depuis la Terre ont permis l'identification de nombreux éléments présents dans l'atmosphère jovienne. Les éléments les plus abondants, après l'hydrogène et l'hélium, apparaissent sous forme de molécules de méthane CH4, d'ammoniac NH3 et d'eau H2O. Le germane GeH4 et la phosphine PH3 ont également été repérés. Les gaz rares (néon, argon, krypton) sont présents. L'abondance en deutérium (hydrogène lourd, dont le noyau est constitué d'un neutron en plus du proton) est environ d'un atome de deutérium pour 20 000 atomes d'hydrogène : sa mesure est un facteur cosmogonique extrêmement précieux.
De profonds mouvements animent l'enveloppe fluide de la planète.
Jupiter émet 70 % d'énergie en plus de celle reçue du Soleil. Cet excès d'énergie provient essentiellement des origines du système solaire : Jupiter n'a pas encore eu le temps de se refroidir depuis sa formation, il y a 4,5 milliards d'années. Ce sont les mouvements de convection qui extraient cette énergie vers l'extérieur de la planète.
Un effet dynamo au sein de la structure interne, fluide et conductrice, crée un champ magnétique puissant (environ 20 fois celui de la Terre), de structure dipolaire. Ce champ est à l'origine des émissions en onde radio de la magnétosphère jovienne.
On observe également sur Jupiter des aurores polaires, créées par la chute d'ions et d'électrons qui tourbillonnent autour des lignes de champs.C'est en 1610 que Galilée découvre les quatre plus gros satellites, dits galiléens. Cette observation concourt à ôter au Soleil son statut de centre du monde. En 1675, l'observateur danois Olaüs Rømer propose une première mesure de la vitesse de la lumière dans le vide : il a mesuré les avances ou retards des éclipses des satellites en fonction de la position de Jupiter par rapport à la Terre et en a déduit que la propagation de la lumière ne pouvait pas être infiniment rapide.
Aujourd'hui, les principales données concernant les satellites proviennent des sondes interplanétaires. Des mesures accessibles depuis la Terre définissent les grandes lignes de leur morphologie : la densité moyenne révèle, selon qu'elle est plus ou moins grande, les parts relatives de roches et de glaces dans la constitution interne ; l'albédo indique la nature de la surface. Par leur taille, Io et Europe sont semblables à la Lune, Ganymède et Callisto à la planète Mercure. Exprimées en fonction du rayon de Jupiter, leurs distances moyennes à Jupiter valent respectivement 5,8 - 9,4 - 15,0 et 26,3.
Des quatre satellites galiléens, Io se distingue par son activité volcanique, propriété qu'il ne partage à l'heure actuelle qu'avec la Terre (mais d'autres corps, Mars, par exemple, présentent des traces de volcanisme ancien). Cette activité est due au réchauffement permanent de l'intérieur de Io, provoqué par les effets de marée dans le champ gravitationnel de Jupiter. En effet, l'orbite de Io est perturbée par celles d'Europe et de Ganymède, qui orbitent autour de Jupiter avec des périodes respectivement très proches du double et du quadruple de celle de Io (1,77 jour). Plusieurs volcans émaillent la surface de Io. Leur morphologie est comparable à celle des volcans terrestres (cône montagneux, caldeira, coulées, etc.). La comparaison des images prises par Galileo avec celles des Voyager 1 et 2 montre combien la topographie des cônes volcaniques a changé en un laps de temps d'à peine 16 ans. L'activité volcanique intense projette de la matière, essentiellement du soufre, de l'oxygène et du sodium, à plus d'un millier de kilomètres d'altitude, matière qui se retrouve le long de l'orbite du satellite et interagit avec le champ magnétique planétaire.
Enfin, l'activité volcanique a effacé toute trace de cratère à la surface de Io.
Ce satellite est constitué d'un noyau rocheux entouré d'une gangue de glace, très réfléchissante. La surface est dominée par un enchevêtrement de fractures étroites et sombres. Le très faible nombre de cratères indique la relative jeunesse de cette surface. Les analyses des images prises par Galileo vont permettre une étude détaillée, les plus petits détails visibles ayant une taille de quelques dizaines de mètres.
La surface de Ganymède présente deux types de terrains, sombres et morcelés de cratères d'impacts météoritiques ou clairs et cannelés. Ces cannelures sont sûrement dues à des plissements et à des extensions de la croûte de glace. En 1996, le survol rapproché effectué par Galileo a permis d'acquérir des images de la surface de Ganymède avec une résolution de 10 m, révélant des champs de blocs de glace.
La surface de Callisto est criblée d'impacts, mais sans grand cratère. La croûte de glace subissant un gros impact a certainement fondu et n'en a donc pas gardé la mémoire, contrairement à la surface lunaire, rocheuse, par exemple. L'albédo est bien inférieur à celui d'Europe et de Ganymède : la surface de Callisto est de loin la plus primitive parmi celles des satellites galiléens.