Systeme solaire
Project 3

COPERNIC

Approfondir avec Wikipédia

Astronome polonais (Torun 1473 - Frauenburg, auj. Frombork, 1543), fondateur de l'astronomie moderne.

 

Fréquentant l'université de Cracovie de 1491 à 1496, il étudie les mathématiques et l'astronomie tout en se préparant à une carrière ecclésiastique, une charge de chanoine lui ayant été réservée par son oncle, évêque de Warmie. L'attribution de cette charge s'effectuant avec difficulté, il part pour l'Italie, où il restera sept ans à étudier dans plusieurs universités (Bologne, Rome, Padoue) les matières les plus diverses : droit canon, droit civil médecine, grec, latin, astronomie. À Bologne, il rencontre l'astronome Domenico Maria Novara, avec lequel il collabore étroitement. Ce sont les observations qu'il fait en sa compagnie qui le font douter de la validité des théories de Claude Ptolémée. Après avoir été reçu docteur en droit canon à Ferrare, il retourne en Pologne, en 1503, pour occuper sa charge de chanoine. Il partage son temps entre l'administration du diocèse, la médecine et l'astronomie.

 

Une conception révolutionnaire de l'Univers

À partir de 1510, il entreprend l'édification de sa théorie héliocentrique, qu'il expose dans un premier ouvrage, le Commentariolus (écrit vers 1512), qui prépare son œuvre principale De revolutionibus orbium coelestium (Des révolutions des orbes célestes). Il retarde volontairement la publication de cet ouvrage, hésitant à présenter à ses contemporains une théorie révolutionnaire bouleversant la conception philosophique de l'Univers admise jusqu'alors. L'impression officielle, qui n'est autorisée à Nuremberg qu'en 1542, est due à l'insistance d'un disciple de Copernic, Georg Rheticus. On dit qu'il reçut un des premiers exemplaires de l'ouvrage le jour de sa mort.

 

C'est en analysant les observations qu'il fait en Italie et en Pologne que Copernic forge sa conviction suivant laquelle, contrairement à la plupart des théories cosmologiques antiques, la Terre n'est pas le centre de l'Univers, mais une planète tournant autour du Soleil. De nombreuses observations, qui ne trouvent aucune explication logique dans la théorie de Ptolémée, peuvent se justifier à partir de l'hypothèse héliocentrique. Il en est ainsi des trajectoires apparentes des astres sur la sphère céleste, des variations importantes d'éclat des principales planètes, des positions relatives des objets du système solaire.

 

Reçue avec réticence, la théorie copernicienne est condamnée par les théologiens catholiques. Elle ne s'impose qu'au XVIIe siècle, grâce à l'apport de l'observation instrumentale.